Introduction.
Les technologies de l’information et de la communication occupent une place de plus en plus importante dans notre vie quotidienne. Les développeurs informatiques, en particulier des applications de gestion, sont donc très recherchés. Les entreprises n’hésitent pas à recruter des débutants, et à leur confier très rapidement des missions à l’étranger. Il faut noter que l’expérience spécifique et approfondie d’un matériel, d’un système d’exploitation ou d’un domaine applicatif constitue un bel atout à l’embauche, indépendamment du niveau de qualification. Actuellement, les principaux recruteurs sont les éditeurs de logiciels et les SSII entendu société de services et d’ingénierie informatique. En France, on en dénombre une multitude.
Les missions d’un développeur.
Le métier de développeur est aussi connu sous l’appellation d’analyste-programmeur car ce dernier assure dans la plupart des cas le double rôle de la modélisation et du codage. D’une manière générale, le développeur conçoit, développe, améliore et met au point des programmes informatiques, de la phase d’études à leur intégration. Il identifie les demandes du client, analyse les besoins des utilisateurs, établit un cahier des charges dans lequel il décrit les solutions envisagées, avant de transcrire en langage de programmation la solution sur mesure retenue. En fonction de l’importance du projet, il l’élabore seul ou partiellement, souvent sous la responsabilité d’un chef de projet. Participant habituellement aux essais et au lancement des applications, il peut être en charge de la rédaction des guides d’utilisation, de la formation des utilisateurs, de la maintenance voire du support technique.
Pour écrire un programme, le développeur informatique utilise généralement des logiciels de travail « prêts à l’emploi : solutions existantes » qu’il paramètre pour les personnaliser. Il assure ensuite l’assemblage puis la validation des différentes parties du programme (bases de données, développements particuliers…) en vérifiant la conformité avec le cahier des charges et les normes et standards en vigueur dans l’entreprise. La phase de test, appelée phase de recette correspond aux derniers ajustements et corrections avant l’acceptation du client et la livraison opérationnelle sur le site.
Parmi les exemples de développement, citons des applications destinées à fonctionner sur un ordinateur, un serveur ou tout système embarqué : des consoles de jeux aux puces de cartes bancaires en passant par les Smartphones. Ou encore des outils de gestion tels des réseaux de télécommunication ou un microprocesseur. Le développeur doit donc maîtriser plusieurs méthodes de conception et d’administration des bases de données, des outils de développement ou systèmes d’exploitation et, bien sûr, un ou plusieurs langages de programmation.
Les évolutions dans la carrière d’un développeur.
Les possibilités d’évolution sont nombreuses, et il ne faut pas hésiter à changer d’entreprise pour les saisir, la mobilité est courante dans le milieu. Le grade d’intégrateur ou d’analyste-programmeur sera tout d’abord attribué au jeune diplômé (bac +2). Il pourra atteindre, au terme de quelques années d’expériences ou d’études supplémentaires, le grade d’ingénieur d’études ou d’ingénieur de développement. En fonction de son expérience, le professionnel peut évoluer dans le domaine de l’expertise technique (administrateur de systèmes, de réseaux, de bases de données), de l’encadrement (chef de projet, directeur technique, consultant logiciel) ou commercial (ingénieur technico-commercial).
Les qualités d’un développeur.
Logique, rigoureux et méthodique, le développeur doit se montrer autonome et motivé. Il possède un esprit à la fois analytique et de synthèse. Il met ses capacités de concentration et d’imagination au service de ses programmes. Responsable, réactif et disponible, il fait preuve d’une excellente qualité d’écoute, sachant adapter son travail en fonction de celui de son équipe et des situations nouvelles. Il aime la compétition et relever des défis. Technique et créatif, il se tient informé de l’évolution de son environnement, actualise ses connaissances et s’auto-forme régulièrement.
Conclusion et divers.
Qu’il soit technicien ou ingénieur, le développeur travaille dans une société possédant un service informatique ou multimédia, pour une société de services et d’ingénierie informatique (SSII), des sociétés d’édition de logiciels ou directement avec des prestataires de services. Ses fonctions sont variables selon les postes. Une grande polyvalence sera exigée dans les petites structures tandis que ses attributions seront davantage spécialisées dans des services plus importants. De nombreux professionnels exercent en tant que détachés et investissent pour quelques semaines à quelques années les locaux de leur entreprise cliente.
Banque, assurances, transports, industrie, graphisme, services etc., le développeur intervient dans la quasi-totalité des secteurs. Mais on distingue trois grands domaines d’application : l’informatique de gestion, l’informatique industrielle et les télécommunications et réseaux. Dans le premier, il développe des applications utilisées par les services fonctionnels de l’entreprise : comptabilité, facturation, ressources humaines, commercial, logistique etc. Dans le domaine de l’informatique industrielle, scientifique et technologique, il s’attache au développement d’applications destinées à la recherche scientifique, à la production industrielle (robotique, fabrication assistée par ordinateur), aux améliorations techniques d’appareils électroniques (hi-fi, téléphones portables, GPS). Enfin dans le très dynamique domaine des télécommunications et réseaux, il intervient par exemple sur la téléphonie fixe et mobile ou la télévision numérique.
L’émergence de l’Internet a engendré de nouveaux métiers tels que le développeur web concevant des applications, des services en ligne ou des sites internes et externes. Citons également le développeur/animateur Flash, le développeur web mobile ou le développeur multimédia. A l’heure actuelle, les SSII recrutent majoritairement les professionnels ayant des compétences en informatique mobile ou en langages orientés nouvelles technologies. Si les conditions d’exercice peuvent parfois être difficiles – travail de nuit, astreintes 24h/24, déplacements nationaux ou internationaux alors, les salaires en tiennent généralement compte.
